La démocratie représentative, cette totale imposture !

image_pdfimage_print

Le Phoenix Français©05/02/2020

 

Nous vivons un moment très particulier de l’histoire où toutes les valeurs et le sens des mots sont inversés. Dans ces conditions, la confusion règne en maîtresse sur nos vies. Il est donc impératif, dans la mesure où l’on souhaite comprendre les raisons du délitement de notre société, de redonner le véritable sens aux mots. Car le mauvais emploi des mots est la racine de tous nos maux. C’est la première des choses à faire si l’on veut comprendre pourquoi nous sommes incapables de sortir de notre prison mentale qui nous enferme dans un cercle infernal.

Pour ce qui concerne la démocratie  (demos cratos – le pouvoir par le peuple) ce devrait donc être le peuple qui exerce le pouvoir, tous les pouvoirs. En premier lieu le pouvoir de rédiger lui-même les lois ou tout du moins de les valider afin de pouvoir y consentir librement. Or, force est de constater que cela n’a jamais été le cas dans ce que nos pseudo-élites n’ont de cesse de nommer très injustement « notre grande démocratie ». Mais c’est justement leur objectif : nous faire admettre une chose pour son exact contraire. Car nous savons maintenant que tout est frauduleux dans la république. Tout n’est que mensonge et tromperie. Imposture !

Dans la mesure où dans notre société, le peuple n’a jamais exercé les pouvoirs, il est donc tout à fait anormal de parler de démocratie. Nous sommes passés d’une organisation monarchique à une organisation représentative. Dans la première, le Roi exerçait tous les pouvoirs. Il était le Souverain. Dans la république, ce sont les représentants du peuple qui exercent tous les pouvoirs, qui sont donc souverains. Dans la 5e république, tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains de l’exécutif, donc du président et du gouvernement. Le président n’étant qu’un monarque déguisé.

Le peuple n’a donc jamais eu les moyens d’exercer lui-même directement les pouvoirs.

Nous nommons donc démocratie son exact contraire.  Tant que nous employons le terme de démocratie pour nommer son exact contraire, nous sommes dans la confusion des genres et il ne nous est pas possible de sortir de ce qu’il faut appeler notre prison mentale.

Dans ce que l’on nomme la « démocratie représentative », c’est donc le peuple qui exerce le pouvoir par ses représentants. Puisque le peuple ne peut exercer le pouvoir que par ses représentants qui s’arrogent eux-mêmes le droit de rédiger les règles de leurs mandats de représentation et les règles de la façon dont ils sont nommés représentants. La supercherie est totale.

La première chose que nous devrions donc faire si l’on veut établir une véritable première démocratie par laquelle le peuple serait réellement souverain, serait que ce soit le peuple lui-même qui rédige et édicte toutes les règles des mandats de ses représentants. C’est le premier des garde-fous indispensables. Et c’est cela qui changerait tout !

C’est une des raisons pour lesquelles la Constitution de la 5e république est caduque. Car il n’a jamais été question de souveraineté du peuple.

ARTICLE 3. « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ».

Le peuple ne peut donc exercer sa souveraineté que par l’intermédiaire de ses représentants qui de surcroît décident eux-mêmes des référendums. Et si d’aventure ils décident qu’il n’y ait plus de référendum …

Où est donc passée la souveraineté du peuple ?

Le peuple n’a jamais eu les moyens d’exercer sa souveraineté. Tant que nous laisserons nos représentants exercer notre souveraineté à notre place, écrire eux-mêmes les règles et les lois qu’ils devraient craindre, alors nous resterons pieds et poings liés, livrés au bon vouloir de criminels en cols blancs.

Pour établir une véritable démocratie, par laquelle le peuple serait enfin en mesure d’exercer directement sa souveraineté, nous devons impérativement abolir la 5e république, qui permet à nos représentants toutes les dérives, toutes les magouilles et toute la corruption qui ont atteint des niveaux record.

C’est la première étape que nous devons franchir. Nous n’avons pas d’autre alternative. Car il n’est plus possible de laisser des dégénérés exercer tous les pouvoirs à notre place.

 

Dans une véritable démocratie,

c’est le peuple qui est souverain

et qui exerce directement sa souveraineté.